PRESENTATIONプレテー

PRESENTATIONプレゼンテーション
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Mettez-vous bien en tête que c'est juste une histoire !
Mon vrai prénom c'est Thamara (ou Luciole, comme vous voulez ^^).
Et même pour tout l'or du monde je ne changerais jamais mon Georges, mon petit Papa ; il n'est plus de ce monde, mais ça ne change rien du tout !
Mais c'est vrai que je mettrai des trucs vrais dans cette fic...
Et Annouck et moi avons le même caractère xD.
Bonne lecture, bisous !

Эт ρєтιт 2 ^^ ѕι νσυѕ νσυєz ιяє υиє тяèѕ вσииє fι¢, נє νσυѕ ¢σиѕєιє є fαιяє υи тσυя ι¢ι -» BIOHAZARD ! Ĵє мє яégαє à ¢нαqυє иσυνєαυ ¢нαριтяє, ¢'єѕт ѕυρєя вιєи é¢яιт єи ρυѕ ;) !

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FANFIC DE MANAH -> LIFE FICTION
(j'aime beaucoup cette fic !)

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Je mets un lien pour cette fic parce qu'elle est tordante !
Je vous promets, j'ai jamais autant rigolé en lisant une fic quelle qu'elle soit !
Trouvé sur le blog de
TIHYDE.
HAITSU FOREVER
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Remerciements particuliers à l'auteur (jcrois pas que ça se dit "autrice" lool) de Biohazard qui donne toujours son avis et des coms à chaque chapitres depuis la naissance de la fic, jla remercie de tout mon petit coeur :) et jlui fais de très gros bisous !!!!

Gros remerciements aussi à TiHyde et Manah... Et puis les lecteurs/trices toujours fidèles ^^.

Les autres BIG MERCI =).

# Enviado el viernes 26 de enero de 2007 13:03

Modificado el lunes 02 de marzo de 2009 15:13

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 1

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 1
"Salut people !
Moi c'e
st Annouck Takarai. J'ai 21 ans depuis quelques jours, et je tiens à raconter un chouilla ma vie... Ou du moins ce qui c'est passé quand j'avais 18 ans. Et croyez moi, je suis pas fre...
Je ti
ens à préciser que si le nom Takarai vous dit quelque chose, c'est normal, je suis la fille du chanteur de l'Arc~En~Ciel, ce super groupe Japonais. Je sais ce que vous pensez. Vous devez vous dire que Hyde (mon père quoi) était un peu jeune pour avoir un enfant, mais en même temps, on fait des conneries à tous les âges, non ? Enfin, mon père avait fait 18 ans le 29 Janvier et moi, je suis née le 17 du même mois.
Franche
ment, je sais pas quoi vous dire sur ma mère... Je l'ai pas connue... Elle m'a abandonnée à mon père dès mon premier jour, donc voilà. Je sais juste que je lui ressemble énormément, et qu'elle était Française.
Franche
ment, pour la ressemble je veux bien le croire, on diraitme pas que je suis à moitié Japonaise. Une vraie occidentale. Mais bon, ça me gêne pas.
Bref, sinon quoi dire ?
Nive
au "mental" j'adore le groupe de mon père (c'est fou ça), et surtout le chanteur Gackt (d'ailleurs y'a une petite rivalité entre eux deux... Nan, je déconne !). J'aime bien aussi Marilyn Manson que j'ai même été voir à Paris en concert (et c'est d'ailleurs à partir de là que j'ai déconné pour de bon). C'était une tuerie ! Après, ben j'ai un gros faible pour Johnny Depp (et croyez-moi, je suis pas la seule). Et puis je crois que c'est tout. Mais je vais bien en trouver encore.
Niveau "physique" donc je suis un peu plus grande que mon 'tit papa (1m62 contre 1m57), j'ai les tifs châtains, coupés court etgradés, les yeux noisettes et pas en forme de grain de riz pour deux sous. Et je suis ni menue ni grosse... Je suis normale (à ce qu'il paraît ma chère et tendre mère avait des grands-parents Espagnols, donc j'ai chopé une morphologie un peu Latine).
Et pour ceux qui est de la famille, j'ai mon père, Megumi que je considère comme ma mère, même si je l'appelle par son prénom (elle sait mes sentiments envers elle), et j'ai Hiroki mon petit frère (même si en général on dirait demi-frère, pour moi c'est mon frangin, et basta !).
Bon al
lez, vous savez le principal. J'enchaîne !"...

# Enviado el viernes 26 de enero de 2007 13:44

Modificado el martes 17 de febrero de 2009 13:34

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 2

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 2
... "2005年5月.

Je rentrai du boulot
plus crevée qu'autre chose.
J'avai
s fait un stage pour devenir tatoueuse un mois plus tôt, et j'avais obtenu mon diplôme. Je n'avais eu que trois jours, et je m'étais donnée à fond. D'ailleurs, le fait d'aimer le dessin venait de mon père (au moins ça).
J'avais trouvé un emplo
i dans un studio de piercings, et je prenais des cours de français et surtout d'espagnol à côté. Le patron m'appelait quand il avait besoin de moi, et ça arrivait pas mal de fois, je dois dire.
A la
maison, il y avait tout le monde. Mais tout le monde ! My Dad, Megumi, Hiroki (âgé d'un an et demi), Tetsu, Ken et Yukihiro.
- Tadaima ! criai-je, c
omme si j'étais dans un maison de sourds.
Sans a
ttendre, fatiguée, et avec un estomac qui hurlait famine (un autre truc de mon père : on a toujours les crocs), je posai mes baskets, mon sac en jean, et fonçai à la cuisine, où des spaghettis attendaient avec de la bolognaise.
-
Dis donc, jeune fille, et le bonsoir !
- J'ai
dis tadaima ! Et puis j'ai faim !
- On
va pas tarder à manger, dit Megumi d'une voix toute douce.
- Rien à cirer, j'a
i faim !
Je
me jetai sur le placard où l'on mettait les biscuits, et pris la boîte de cookies au chocolat. Miam !
N
e me dégonflant pas, j'allai au salon avec mes gâteaux, et saluai tout le peuple d'un signe de la main.
- J'suis trop fatiguée pour faire pleins de signe de tête.
- Pauvre ch
érie ! se moqua Tetsu.
- J
e te merde mon grand ! lâchai-je, la bouche pleine.
Hiroki qui avait réagit (e
nfin) arriva en courant pour me sauter dans les bras. Je le soulevai de terre sans pour autant lâcher ma nourriture. Je lui fit faire un peu l'avion, et le reposait au sol pour continuer de bouffer.
- Alors,
cette journée ? me demanda Megumi.
- Très cool et crevante. J'ai fait des ailes de démons au dos d'un mec, et un tribal sur les hanches d'une fille. Après y'en a eu une qui a voulu une pieuvre près de la colonne, mais j'ai passé mille ans rien que pour les contours, elle faisait que bouger. Et pis après ça a été maquillage permanent sur une jeune. Le tout non-stop s'il vous plaît.
- Bonne journée, quoi, acheva mon
père.
- Mouais...
- Et au fait tu
te les fait quand tes dragons ? me demanda Ken, tandis que j'allais me caler comme une merde près de mon père, qui en profita pour piquer des gâteaux.
- Quand je sera
is motivée, répondis-je. T'as vu leur taille ? Il faudrait au moins trois séances.
En effet, j'avais dessiné deu
x dragons en train de se battre, et je les voulais au bas du dos. Mais je n'avais pas la motive pour me les faire faire. Et puis j'avais déjà une licorne à l'omoplate et une elfe au bras. Fallait pas abuser non plus...
Après avoir tchatché de
plusieurs choses, dont la sortie de "Awake" le nouvel album et des clips qu'ils pourraient faire, je décidai qu'il était temps de bouffer (encore). Je fis signe à mon père de venir avec moi à la cuisine, car je voulais lui demander un truc.
-
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Papa, je
vais te demander un truc, et j'espère que tu diras oui.
- Dis-moi, et o
n verra.
Je jetai un oeil rapide ve
rs mon père. Incroyable comment il pouvait paraître jeune, surtout avec les cheveux longs. Je l'adorais trop comme ça, et n'arrêtais pas de lui répéter.
- J'ai vu sur l
e net que Marilyn Manson fait un concert, mais c'est à Bercy.
- Où ? me dem
anda-t-il en prenant des assiettes.
- A Ber
cy. A Paris, quoi. J'ai vu qu'il restait encore des places et j'aimerais y aller. T'y vois un inconvénient ou pas ?
-
Tu comptes t'y rendre comment, jeune fille ?
- A
la nage !
Il se tourna vers m
oi, et me fit son regard de killer. Je lui fit un grand sourire, l'air de dire que je m'en foutais (quoi que...).
- Al
lez, continuai-je. J'ai l'argent pour les billets, aussi bien pour l'avion que pour le concert. Et en ce qui concerne le décalage horaire, t'inquiète. Le concert sera le quatorze juin à vingt heures là-bas, donc le quinze juin à quatre heures du matin ici. Alors ? Dis oui !
-
Je vais y réfléchir, promit-il.
C'étai
t pas la réponse attendue, mais en même temps, je pouvais pas lui demander la lune. C'était déjà pas mal. Prenant mon mal en patience, je servis les pâtes qui faisaient de l'oeil à mon estomac."...

# Enviado el viernes 26 de enero de 2007 14:04

Modificado el martes 17 de febrero de 2009 13:34

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 3

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 3
... "Nous sommes retournés ensemble au salon, et avons déposé les assiettes pleines devant tout le monde. N'attendant même pas, je me mis à les manger comme si j'étais Gargantua.
- Tu sais, Annouck,
elles vont pas disparaître, ria Tetsu.
- P
ourquoi tu dis pas ça au chanteur qui est à côté de moi ? Il est pas mieux.
En effet, mo
n père s'était lui aussi jeté comme un vorace sur son assiette. En voyant ça, mon côté déconneur reprit le dessus :
- Ma... Qu'est-c
e tu fais ? demandai-je, avec un accent Italien bien exagéré. Faut faire des tours avé la foulchette, pourquoi sino comment tu veux manger tes spaghettis, Bambino ?
"Bambino"
faillit le faire éclater de rire, mais il se retint par rapport au fait qu'il avait la bouche bien pleine.
-
T'as fini de dire des conneries ? fit Yukkie.
- Nan, je commence,
hinhin !
- C'est pas p
our tu-sais-quoi, des fois ? me demanda mon père.
- Nan, Hyde, pla
isantai-je. C'est pas pour ça.
- Pour ça, qu
oi ? demanda Megumi.
Décidément, elle s'impliquait vraiment comme si elle était ma mère. Je lui expliquai qu'il y avait un concert de mon chanteur favori (après mon père et Gackt, faut pas pousser non plus).
- J'ai di
t que je verrai, l'informa mon père.
- Elle
a plus huit ans, fit Ken.
- Peut-être, mai
s c'est moi son père. La France c'est de l'autre côté de la planète.
- T'inquiète, Papa, je vais pas prendre le vol Oceanic 815, et je vais pas me retrouver cobaye des expériences des Autres...
- Anno
uck ! me coupa-t-il aussi sec en me fusillant du regard. Si tu continues à insister, tu n'iras pas du tout. Est-ce que c'est assez clair ?
Là,
j'avoue que je jouais moins la maligne. Même si mon père se mettait rarement en colère, quand ça arrivait, je ne la menais pas large.
- Oui, P
apa.
Un peu vénère, ma
is admettant que j'étais très chiante à mes heures, je finis mes pâtes en les mangeant à l'italienne. Je jetai par hasard un regard à Tetsu, qui me fit un signe très discret comme pour me dire qu'il allait tenter de convaincre son grand pote. Tout en mâchouillant mes spaghettis, je lui mimai un "merci" à mon "frangin de coeur". Et en ce qui concernait le concert, c'était gagné d'avance ! "...

# Enviado el domingo 28 de enero de 2007 13:52

Modificado el viernes 31 de octubre de 2008 10:06

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 4

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 4
... "Le lendemain c'était dimanche, donc repos et no boulot !
Je me levai à midi comme la dernière des feignasses, allai à la cuisine pour piquer des gâteaux fourrés au chocolat, et inspectai vite-fait l'appartement. Vide ! Ni mon père, ni Megumi, et encore moins Hiroki.
- Tant
pis, dis-je pour moi-même. Je vais à la douche et après je me cale devant la télé.
Ca m
'arrivait de me parler à moi-même de temps en temps. Quelqu'un qui entrerait dans ces moments se demanderait sûrement si jtais atteinte de schizophrénie, mais non ! Pas de signes de cette foutue maladie en vue (heureusement).
J'allai donc me
laver pour ensuite m'enfiler un jean et un tee-shirt des KISS (version aliens, que Ken m'avait ramené du Canada).
Je reto
urnai au salon, et me mis le film "Les aventures de Rabbi Jacob", en prenant soin de ne pas mettre les sous-titres en japonais. Je n'en n'avais pas besoin.
Ce film m
'avait fait vraiment rire la première fois que je l'avais vu, et depuis ça n'avait pas changer.
Un peu avant la fin, quand
Farès retrouve Pivert et Sliman, j'entendis du bruit dans l'entrée, et la voix de mon père qui m'annonçait qu'il venait d'entrer.
- Shalom
mon fils !
- Mai
s oui, bien sûr, soupira-t-il en enlevant ses shoes. Qu'est-ce que tu fais de beau ?
- Je m
e mate Tetsu, plaisantai-je, sans quitter l'écran des yeux.
- P
ardon ? s'étonna mon père en arrivant dans le salon. Pfff... Et ta bêtise, elle le mate toujours ?
-
Elle je sais pas, mais moi j'ai toujours tendance, répondis-je, en riant.
Je me
souvins que des années plus tôt, vers 1995, j'avais été amoureuse de lui. Il l'avait su par Sakura qui avait gaffé, et mais le jeune homme concerné l'avait super bien prit. Tetsu m'avait dit que j'étais petite, et que je changerais sûrement d'avis en grandissant. Oui, j'ai changé d'avis, mais s'il se relaissait pousser les tifs, et qu'ils se les teints en rouge-orangé, il y avait des chances pour que ça recommence. Souvent je lui avais demandé s'il comptait le refaire, mais monsieur me disait qu'il n'y avait pas beaucoup de chances, et que quand on touche aux cheveux courts, difficile de les ravoir longs. Je savais de quoi il parlait, car c'était pareil pour moi.
- Ca te dis
, ma puce, si ce soir on se fait soirée pizza tous les quatre ?
- Ouais, mais jambon-fromage
et sans mozzarella.
- A oui,
c'est vrai que t'aimes pas ça.
-
Nan ! répondis-je, en français, en insistant bien sur le premier "N".
- Alors on va faire
ça, conclut mon père en se grillant une clope.
Sent
ant l'odeur de la fumée, je me tournai d'un bond et lui lançais un regard noir. Il fit mine de cacher sa con de clope, mais le fumée, il ne pouvait pas la cacher. Je détournai pas mon regard. Haido poussa un profond soupir, et s'avança vers moi. Je me levai, et partis à la cuisine.
- P
ourquoi tu réagis si violemment ? me demanda mon père en me suivant.
- Parce que
j'en ai marre de tes clopes de merde ! Tu fumes encore plus qu'une cheminée ! T'attends quoi pour t'arrêter ? Un cancer ?
-
Tu trouves pas que tu vas un peu loin, Annouck ?
- De toutes façon
s, c'est toujours toi qui a raison quand il s'agit de ça.
- E
coute...
- Si
tu veux t'empoisonner, vas-y ! Mais pas devant moi ! Ca fait plus que quinze ans que je supporte cette merde !
- Annouck, j
'essaie de diminuer, mais je suis dépendant de ça. Tu peux pas m'en vouloir de fumer...
- Si
je tenais pas à toi, Papa, je m'en foutrais de toi et de ta santé ! T'es tout ce que j'ai, et ces saloperies sont en train de te foutre en l'air.
Voyant q
ue j'en avais marre (en plus que marre) de cette conversation que j'avais mise sur le tapis, mon père écrasa sa clope dans le cendrier, et s'approcha pour me prendre dans ses bras, comme quand j'étais petite. Je me laissai carrément aller, me sentant en sécurité. Pourquoi j'avais soudain ce sentiment ? Je n'en savais rien. C'était comme si quelque chose allait se passer... et que le fait d'être avec le seul homme qui compte le plus dans ma vie me rassurais plus que jamais.
Comme pour me so
rtir dans ce sentiment étrange, mon père me promit qu'il allait réduire, ne serait-ce qu'un peu, sa consommation de cigarettes. Ca me rassura un peu.
- Au
fait, ma puce, avant que j'oublie...
Il posa ses mains sur me
s épaules et se mit face à moi, pour me dire que...
- Tetsu m'
a convaincu. Tu peux aller voir Marilyn Manson en concert."...

# Enviado el martes 30 de enero de 2007 13:13

Modificado el martes 17 de febrero de 2009 13:35

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 5

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 5
... "La date pour le départ passa à une vitesse affolante. Je n'avais rien vu venir.
Je m
e souvins que le jour où mon père m'a dit d'accord pour que j'aille au concert, j'avais été en quatrième vitesse chez Tetsu pour le remercier.
Le lendemain je m'étais précipitée
comme une fada dans un maximum de magasins gothiques-metaleux pour me trouver des fringues. Mon chef n'avait pas besoin de moi, alors j'avais toute la journée pour me décider. J'avais opté pour un pantalon noir à lanières, une chemise où il était écrit (en français) "Département psychiatrique - Sortie autorisée". Pour finir, je m'étais acheté une paire de New Rock que je voulais depuis un bail, mais que je ne pouvais pas m'offrir toute seule (je vous laisse deviner qui a arrondit la somme).
Je m'
étais renseignée sur le climat Parisien au mois de juin, et apparemment, il n'était pas loin du Japonais. J'étais donc tranquille de ce côté-là.
Ensuite j
'allais me cogner 11h30 d'avion. J'avais déjà prévu de la lecture ("Double Hélice" et "La Boucle" de la trilogie "Ring" de Koji Suzuki), et surtout mon grand copain le mp3, qui comportait principalement Gackt (12 chansons) et L'arc~en~Ciel (environ 8 ou 9 chansons). Le reste, c'était un mélange de Marilyn Manson, the Divinyls, Sum41, Creed...
Le départ était p
révu de Tôkyô à 16h pour arriver à Paris à 19h30. Trop bizarre ce décalage horaire quand même...
Et
en ce qui concernait le retour, c'était départ de Paris à 14h et arrivée au Japon à 9h30. Un peu plus compliquer leur truc, sérieux. Vaut mieux pas s'y perdre.
Le jo
ur J, mon papa-poule me demanda de faire un récapitulatif. On était à la cuisine, pou changer un peu, devant une boîte de crêpes Bretonnes.
-
Alors, commençai-je, de mémoire. J'arrive en France le treize juin, le concert est le quatorze à vingts heures, et je reviens le quinze du même mois. Il faut que je me pointe à l'aéroport avec une heure d'avance, sinon je loupe mon vol. Ca va, je connais assez ma leçon ?
- Oui, jeune fille. Et n'oubl
ies pas un plan du métro, surtout.
- Oui,
chef !
- Et tu fais bien attention à tou
t.
- O
ui, je regarderai à deux fois avant de traverser la route, riai-je, pour qu'il se relaxe un peu. Quand y'a le bonhomme rouge, je bouge pas. Quand y'a le vert, je passe. C'est ça ?
- Vas-y, fous-toi de ton vieux père !
J'a
llais me prendre encore une crêpe, mais cette phrase mit mon geste en suspend. Lui, vieux ? Poussant un gros soupir qui voulait dire "n'importe quoi", je pris la crêpe qui me tendait les bras, et y mis pas mal de nutella.
- T'as pas o
ublié ton ours au moins ?
- Nan,
répondis-je, la bouche pleine et un peu sale par rapport au chocolat qui dégoulinait. C'est la première chose que j'ai mise dans mon sac.
L'ours dont parlait mon petit papa éta
it un nounours rose. J'avais eu cette peluche pour mon premier anniversaire, et depuis, je dormais toujours avec. Elle me faisait office de tête d'oreiller, aussi. Le peu de gens qui savent que je dors toujours avec une peluche trouve ça très gamin. Moi, ça me rassure.
- Bon, dit mon père en regardant sa mon
tre. Faut qu'on y aille.
- Mokay. Megumi ! Hi
roki !
- On arrive ! répondit ma belle-mère,
de la salle de bain où Hiroki venait de faire... ce qu'il avait à faire.
Quand ils
arrivèrent, nous avons pu aller à l'aéroport.
Il
y avait pas mal de monde, et à peine arrivée, je cherchais l'endroit où je devais aller.
- Annouck, dit
mon père, regarde là.
Je tou
rnai la tête à droite, et vis que c'était mon terminal. Tandis que je cherchai mon passeport, je fus prise d'un fou rire.
- Qu
'est-ce qu'il y a ? me demanda Megumi, en riant de me voir.
- Tout le monde e
st bourré de sac, et je suis la seule avec un gros sac à dos.
M
on sac en question contenait mes papiers, mon billet, mes fringues pour le concert, et des rechanges en cas de besoin. C'était tout.
- Mais il faut quand même que tu ailles à l'enregistrement, me dit mon père, d'un air qui voulait dire "Je suis dégoûté que tu partes !".
C'est sûr que ça devait lui faire un tr
uc, depuis ma naissance, on ne s'était jamais quitté. Sauf les fois où j'allais skouater chez Tetsu parce qu'on s'était disputés. Et encore, je n'y restais pas plus de 24h. Et sinon pendant les tournées, mais pas plus.
Je
m'avançai enfin, essayant de me calmer, montrais mon billet ainsi que mon passeport, et allai à l'enregistrement.
La queue n'était p
as très longue malgré le peuple, et je passai rapidement. A côte de moi, un Occidental semblait un peu ennuyé par rapport à ces bagages.
- Vous avez cinq kilos de trop, apprit
l'hôtesse, en pianotant sur son ordinateur.
-
Zut ! Il va falloir que je garde mes "Playboy" sur moi.
Ma crise qui venait de se calme
r me reprit. N'importe quoi... Même l'hôtesse qui s'occupait de moi se mit à rire. Malgré ça, elle prit l'enregistrement compte, et me rendit passeport et billet d'avion.
- Je v
ous souhaite un bon voyage.
- Merci.
Je reto
urnai voir mes parents et Hiroki, pour leur dire que je pouvais enfin partir.
- Ca va all
er ? Tu es sûre ?
- Papa... C'est bo
n, relax Max, cool Raoul... Je t'ai déjà dit que l'avion va pas s'écraser.
-
Et puis, si jamais, il y a des gilets, ajouta Megumi.
Cette rema
rque me donna envie d'ajouter mon grain de sel.
- A pars que un avion crash, et ne coule
pas. Donc les gilets, c'est inutiles.
- Vas-
y, remonte-moi le moral ! s'énerva mon père.
Je poussai un gros soupir qui voulait dire
un truc du genre "Arrête un peu de stresser pour rien, et apprends à rigoler". En fait, c'est ce qu'il faisait le mieux, mais quand il s'agissait de la famille ou du groupe, c'était cuit.
Un grésillement suivit d'une anno
nce m'apprit que je devais me bouger si je ne voulais pas rater mon vol pour Paris.
J'emb
rassai Megumi et mon petit Hiroki, en lui expliquant de sa grande soeur allait vite revenir, et qu'elle lui ramènerait un souvenir de France. Je me tournai ensuite vers mon père, plus soucieux que jamais. Je le pris dans mes bras, et il me serra d'une force qui se voulait hyper-protectrice. J'approchai ma bouche de son oreille pour lui murmurer de ne pas s'en faire, et que ça passerait très vite. Il eut un petit rire, et je déposai un gros bisou sur sa joue, qu'il me rendit.
Me desserrant, j'ajustai mon sac à dos sur mon épaule, puis partis.
Il me tar
dait d'être au concert, et étrangement, il ne me tardait pas de rentrer à la maison. C'était comme si mon sixième sens s'était réveillé, et qu'il tentait de me dire que quelque chose m'attendait. Contradictoirement, je n'avais plus très envie d'aller en Europe. Mais pourquoi bon sang ? Tout ce bousculait dans ma tête, si bien qu'une fois dans l'avion, je n'écoutai pas les consignes de sécurité et ajustai mes écouteurs sur la chanson de Gackt, "Vanilla"."...

# Enviado el viernes 02 de febrero de 2007 13:19

Modificado el martes 17 de febrero de 2009 13:37

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 6

PARTIE 1 ---- CHAPITRE 6
... "Je ne vis pas passer les heures du vol, franchement. Il faut dire que la compagnie nous mis "Pirates des Caraïbes", "Spider-Man 2" et "Samouraïs", un film français que j'ai particulièrement aimé (surtout les répliques de Nadir, comme "eh les mômes c'est quoi le numéro des flics ? Attendez j'vais appeler les renseignements".). C'était sous-titré, bien entendu.
Quand j'arrivai
à l'aéroport, je dûs faire la queue avec les autres Japonais qui venaient en visite en France. Je montrai mon passeport au douaniers très aimables (prendre cette phrase au sens ironique, bien entendu), et sortis à l'air libre et pollué. Ensuite je dûs prendre le car jusqu'à la gare de l'Est.
Ca me faisait tout drôle de
voir autant d'Occidentaux, moi qui ai grandit au milieu des Asiatiques. Personne ne se ressemblait, et très peu de gens avaient les yeux bridés. Je regrettais déjà mon Japon natal. Ce sentiment fut vite refoulé. Il paraît que Paris est la plus belle ville du monde. Seulement, j'étais comme Saint Thomas, tant que je ne vois pas je ne crois pas. Je n'y pouvais, rien c'était comme ça.
J'arrivai entière à l'hôtel qui se trouvait pile en face
de la gare bondée de monde. J'allai directement à l'accueil me présenter. Un grand Noir plutôt imposant chercha dans son registre.
- C'est un m
onsieur qui a réservé pour vous, c'est ça ?
- Ou
ais, c'est mon père.
Ouais... Quelle grâce !
- Très bien. Chambre ving
t-deux, au deuxième étage.
(Ving
t-deux ? Et merde...)
Je dûs faire une drôle de tête, parce que le gars me fis la rem
arque.
- Quelque chose ne va pas ?
- Si, si. Y'a pas de soucis, vous inquiétez pas.
Donnant un
coup de reins pour mettre mon sac convenablement sur mon dos, je me dirigeai vers les escaliers.
- E
xcusez-moi !
(Quoi encore ?...)
- Oui ?
demandai-je, en me tournant, le pied sur une marche.
-
Vous venez du Sud de la France ?
(J'ai une tête à venir du Su
d ?)
- Euh... Nan, pourquoi ?
- Vou
s avez un accent qui ressemble à un mélange de Marseille et de Corse.
- Ah, ben na
n, je ne vient ni de Marseille, et encore moins de Corse.
(Je viens bien d'une île, mais pas celle-là !)
Tour
nant la tête pour ne pas m'envoyer une gamelle dans les escaliers, je montai les deux étages, en cogitant que 2 et 2 font 4, et que 4 était un chiffre porte malheur. D'ailleurs, aucuns hôtels japonais n'avaient de chambre numéro 4, comme ceux en Amérique n'avaient pas de chambre numéro 13.
J'arrivai enfin dans ma piaule, toute simple, comme tous les hôtels e
n général : un meuble, un placard, un lit, une salle d'eau, et je remarquai qu'il y avait même un clic-clac. Pas mal finalement...
Je laissai mon sac par-terre et m'allongeai sur le lit. Il était 20h30 selon l'hor
loge au mur. Et selon mes calculs, il était 4h30 au Japon. Malgré tout, je n'avais pas sommeil. C'était sans doute dû au fait d'être insomniaque.
Me redressant d'un bond, je décidai de sortir
un peu mes dégourdir les jambes. J'allai d'abord aux toilettes faire ce que je devais, me lavai les mains (ben ouais, quand même). Ensuite je pris mon sac en bandoulière que j'avais emmené pour ne pas emporter mon sac à dos partout, et fonçai dehors. Peut-être qu'inconsciemment, je voulais fuir ce putain de chiffre 4, allez savoir... J'en profitai pour demander un mec de l'accueil un plan du métro Parisien. J'en avais imprimé un que j'avais trouvé sur le net, mais je ne l'avais pas trouvé dans mes affaires. Il m'en dégota un, et je vis sur sa veste un prénom cousu en doré, Abraham. Au moins, je savais ça. Le remerciant, je sortis, et allai à la première bouche de métro.
Ne sachant pas où aller, je me décidai pour les Cham
ps-Elysées. Les gens disaient que c'était la plus belle avenue du monde. J'avais pouvoir me faire une idée.
Sortant le plan de
la poche arrière de mon froque, je me mis à l'examiner avec attention, comprenant assez vite que je devais prendre la ligne 4 (encore !), pour changer à Châtelet et prendre la ligne 1. Ce que je fis, et je ne fus pas trop déçue, je dois dire. Je sortie du métro, et me retrouvai face à la statue d'un homme qui devait bien mesurer dans les deux mètres. Je reconnu Charles DeGaulle, un mec que je n'avais jamais pu blairer. Allez savoir pourquoi, je ne pouvais pas me le voir en peinture !
Je tou
rnai la tête à droite et à gauche, et remarquant que les gens allaient plus vers la deuxième direction, je me décidai pour monter dans ce sens.
En fait, il y avait plus de m
agasins qu'autre chose. Et c'était pas donné à première vue, surtout pour un Français qui était ouvrier ou simple employé.
J'allai quand même faire un tour dans une fnac qui s'ap
pelait Virgin, et me mis en quête de films ou de CD. Je fus plus que surprise de ne pas voir de disques en rapport avec la J-Music. C'était pourtant connu si j'en croyais les blogs et les sites Européens.
Haussant les épaules, je me d
irigeai de l'autre côté des escaliers, à l'étage, et regardai les films. Il y en avait pas mal que je n'avais pas vu, mine de rien. Je me pris "La Folie des Grandeurs" et "La Grande Vadrouille". J'adorais Louis de Funès et Bourvil. Après je me trouvai les deux "Batman" avec Michael Keaton (n'étant pas fan des deux autres). En redescendant pour payer (en plus à prix réduits, qu'elle chance !), je pensai au bol que l'Europe et le Japon aient la même zone pour les DVD. Je n'aurai pas de problèmes pour les voir... Mais, j'aurai des problèmes pour autre chose...
En sortant, j'allai au
McDonald's, et me commandai deux hamburgers, des frites, un sunday au caramel et un coca. Je demandai aussi du ketchup pour accompagner mes frites, qui ne firent pas long feu.
Après ce
repas, la fatigue se fit sentir. Je décidai de rentrer à l'hôtel pour dormir un peu, mais me promis de me lever tôt demain, car je voulais me balader un peu et passer à Notre-Dame de Paris et au cimetière du Père Lachaise.
Traçant jusqu'à la premiè
re bouche de métro qui était Georges V, je me pris la première rame qui se présentait, et heureusement, arrivait au Châtelet. Il ne me restait plus qu'à faire le chemin en sens inverse.
Malgr
é la fatigue, et le fait que j'avais le tête dans le cul, arrivée à destination, je demandai à Abraham si je pouvais appeler mon père. Il me dit que oui, et me désigna la cabine téléphonique près du présentoir à pubs. Je le remerciai puis, en réprimant un bâillement, je pris le combiner noir et composai le numéro. Sans doutes, mon père et Megumi dormaient, à moins que... mais ça aurait été étonnant à cette heure-ci.
Au bout de
deux sonneries, il y eut un déclic.
- moshi-moshi !
- Papa ? Annouck da !
- Ah, enfin ! Je me faisais du soucis, kuso !
- Oui, je vais bien, j
e suis bien arrivée. dômo.
Il y eut un rire gêné de sa part. Je so
upirai en attendant des paroles un peu moins directes.
- Excuse-moi, ma puce. Mais comme tu n'as pas appelé...
- Et le fuseau
horaire, Papa, ça te dis quelque chose ?
- Tu as raison.
- Ecoute, je reste pas, je vais au li
t. Je suis crevée. C'était juste pour t'avertir que tout va bien.
- Okay. Repose-toi, et pour demain amuse-toi à fond !
- Oui, Chef !
- Annouck ?!
- Ouais ?
- Je t'aime.
- Moi aussi, répondis
-je avec un sourire. Embrasse tout le monde, surtout Tetsu, okay ?
- T'arrête avec lui ?
Je déce
lai comme une pointe de jalousie dans sa voix.
- Okay, alors pas Tetsu...
- Bon.
- A la place,
c'est Ken et Yukkie, d'accord ?
Silence.
- Je-dé-con-ne ! kisu !
Sur ces mots, je raccrochai et
fonçai dans ma chambre. Douchée, en pyjama, et calée sur le lit, je terminai de lire "Double Hélice" : "Devant lui, il n'y avait qu'un monde prêt à disparaître ; la seule chose dont il pouvait être sûr, c'étaient les battements de ce coeur. Grâce à eux, il éprouvait la certitude d'être vivant.".
Je fermai le livre, programmai le réveil de mon portable, et m'endormis de suite."...

# Enviado el miércoles 14 de febrero de 2007 12:28

Modificado el martes 09 de junio de 2009 15:40